4 accords toltèques_livres

Gérer les difficultés au quotidien

Dans l'article sur les Peurs j'ai amené pleins de questions et aujourd'hui j'apporte quelques réponses. 

En tout cas, j'ai trouvé des astuces  pour gérer les peurs, réduire les souffrances que j'ai envie de partager avec toi.

Le résultat visé est de réussir à être heureux quelques soient les peurs, difficultés ou  souffrances qui traversent nos pensées, nos vies. Les laisser passer leur chemin comme des passagers sans les inviter à rester avec nous.

Dans cet article, 4 façons de traiter nos peurs sont abordées :

– la contemplation pour lâcher prise (vidéo de Christiane Gauthier interviewée par de Lilou Macé)

– l'accueil inconditionnel (video de Isabelle Padovani)

– l’arrêt des ruminations (vidéo d’André Christophe)

– les principes élémentaires transmis par la tradition à travers les accords toltèques

 

Mon dictionnaire Hachette définit la souffrance comme le fait d’éprouver une sensation douloureuse ou pénible. Selon Christiane Gauthier, comme tu pourras le voir dans la vidéo ci-dessous, ce sont nos souffrances qui nous empêchent d’être heureux.

J’ai longtemps pensé que c’était la disparition de la souffrance ou des situations désagréables qui pouvaient me conduire à un état de bien être. Mes souffrances ou les émotions désagréables sont restées longtemps mes ennemies. La réalité, c’est qu’aussi longtemps que je les considère comme ennemies, elles s’incrustent jusqu’à en devenir parfois insupportables. D’ailleurs, plus je résiste, plus  elles sont douloureuses. Or, elles sont un guide pour m’orienter vers ce dont j’ai besoin pour aller bien, pour aller mieux. C’est une alarme qui me fait prendre conscience qu’il y a quelque chose d’essentiel que je suis en train de négliger.

)

 

Il arrive que certains moments sont si difficiles que j’ai envie de fuir. J’ai envie que tout s’arrête. Ou alors, j’ai envie de me transformer en souris pour me cacher dans un trou et regarder au loin, les choses se dérouler sans moi. Peut être qu’une autre solution serait d’avoir une télécommande pour  pouvoir appuyer sur STOP, ou faire un retour en arrière pour vivre les meilleurs moments, ou avance rapide pour aller vers un futur meilleur. Quoi qu’il en soit, trouver un moyen d’en finir avec ces angoisses, et ces peurs.  Si c’est ton cas, ou si cela t’es déjà arrivé je t’invite à regarder ci-dessous la vidéo d’Isabelle Padovani qui partage une de ses astuces pour accueillir les souffrances.

)

 

Quand il m’arrive d’être submergée par ce mal être, je me sens empêchée. C’est comme si malgré moi, ma volonté ne suivait pas. C’est comme si elle devenait inexistante

Christophe André, nous livre dans la vidéo ci-dessous, quelques trucs, pour  réduire l’emprise des souffrances, des peurs, des appréhensions que nous vivons au quotidien.

)

 

Pourquoi je parle dans cet article des 4 accords toltèques ?  

Comme tu pourras lire ci dessous, ces accords amènent à un développement personnel pour vivre un état de félicité.  C’est comme une charte  pour réduire l’impact des souffrances et difficultés que nous vivons au quotidien et qui font souvent de notre vie un enfer. Pour beaucoup, l’enfer, n’est pas après la mort, mais ici sur terre. Or, nous ne méritons pas de vivre dans cet état. Notre destinée, ta destinée c’est d’être heureux. Personne ne mérite de ramer comme un malade. Ce n’est pas le but de la vie.

 

D'où viennent ces accords ?

"Il y a plusieurs milliers d'années, les Toltèques vivaient dans le Sud du Mexique ; ils étaient connus comme des " hommes et femmes de connaissance "

Don Miguel RUIZ

 

Il ne s'agissait pas d'une nation ni d'une race, comme les Aztèques ou les Mayas. Ils étaient les gardiens de la connaissance spirituelle et détenaient une position sacrée dans la société, comme les lamas du Tibet. A cause de la conquête européenne et de peur des persécutions religieuses, les maîtres toltèques ont dissimulé leur enseignement durant des milliers d'années. Maintenant que le climat religieux est plus tolérant, la sagesse toltèque est à nouveau disponible pour ceux qui mènent une quête spirituelle."

 

4 accords toltèques

 

Les toltèques sont une civilisation qui date d’avant les Aztèques (Xè et XIIIè siecle) dans la région de Teotihuacan au Mexique. C’est Castenada qui fut le premier à faire découvrir au grand public, les enseignements des chamanes mexicains qui jusqu’alors étaient jalousement gardés secret. Pendant longtemps, les enseignements chamaniques restent élitistes.

Alors que Castenada cherche à expérimenter des plantes hallucinogènes pour faire sa thèse d’anthropologie universitaire, il rencontre un sorcier Yaqui, Don Juan qui accepte d’enseigner son système cognitif. Carlos Castenada publie pour la première fois en 1968 « L’herbe du diable et la petite fumée ». Pendant plus de 10 ans, Don Juan va s’ouvrir au monde et tradition toltèque et Carlos Castenada va consigner ces enseignements par écrit sous forme de journal. Les récits de Carlos Castenada, restent peu accessibles et soulèvent beaucoup de résistances, alors qu’ils proviennent directement des premiers peuples.

Ensuite, c’est Don Miguel Ruiz qui publie un best-seller en 1997 :  Les «  accords toltèques, la voie de la liberté personnelle ». Ce livre révèle  la source des croyances limitantes et montre dans des termes simples comment s’en libérer. Il nous explique la manière de s’affranchir du conditionnement collectif basé sur la peur. Il s’agit de re-trouver la dimension d’amour inconditionnel qui est notre origine. Cet amour inconditionnel est la base des enseignements toltèques.  Dans son livre vendu à plus de 4 millions d’exemplaire traduit dans plus de 35 langues, Don Miguel Ruiz nous livre 4 clés simples pour transformer sa vie, et ses relations vers un mieux être. Leur application au quotidien permet de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté de vrai bonheur et d’amour. Bref, comment vivre le paradis ici et maintenant sur terre.

 

Qui est Don Miguel Ruiz ?

Né en 1952, Don Miguel Ruiz grandit dans la campagne mexicaine, et sera bercé par les traditions de guérisseurs et de chamanes. Il fait des études de médecine pour devenir chirurgien. C’est après un accident de voiture dans les années 70, qu’il vit une NDE (Near Death Expérience). C’est une mort clinique, avec un arrêt du cœur où les médecins constatent la mort. Il survit de cette mort et redécouvre ses racines de tradition toltèque.

 

1er Accord toltèque : LA PAROLE DOIT ETRE IMPECCABLE


La tendance à critiquer et à juger est naturelle. Elle est souvent amenée par une frustration, ou une exigence, une déception, une désillusion, peut être même une peur. On juge les autres aussi facilement qu'on se critique soi même, quelque fois par manque de confiance en soi ou par soucis de perfectionnisme. As tu remarqué que tu critiques d'autant plus ceux que tu aimes ?

L'esprit critique est très utile pour améliorer les choses.     Et pour l'autre ? qui doit s'améliorer ? nous ? lui ? ou notre regard sur lui ?

Impeccable signifie sans péché, sans faute. Tandis que pour le christianisme, le péché est une désobéissance divine, un refus, pour les toltèques, l'impeccabilité signifie intègre. Une parole impeccable pour les toltèques c'est une parole qui n'agresse pas, qui ne nuit pas, qui n'empêche pas. C'est une parole qui accueille sans juger, sans critiquer pour soi même comme pour les autres.

Par exemple au lieu de dire pour les autres :

"Tu m'énerves", la parole impeccable devient : "je n'aime pas quand tu fais cela"

ou

Autre exemple, au lieu de dire pour soi :

"Je suis nulle", la parole impeccable devient : "J'ai peur de ne pas y arriver."

Jacques Salomé propose dans le même esprit :

"Parler à l'autre, plutôt que parler sur l'autre"

 

Histoire des 3 tamis

Socrate était un homme sage qui vivait en Grèce il y a très longtemps. Un jour quelqu'un vint à lui et lui dit : Écoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit …

Arrête, interrompit l'homme sage. As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?

Les trois tamis ? dit l'autre, rempli d'étonnement.

Oui, mon ami, les trois tamis. Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?

Non, je l'ai entendu raconter et …

Bien, bien : mais sans doute l'as-tu fait passer à travers le deuxième tamis qui est celui de la bonté. Est-ce que ce que tu veux me raconter, s'il n'est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?

Hésitant, l'autre répondit : Non, ce n'est pas quelque chose de bon au contraire …

Hum, dit le Socrate. Essayons de nous servir du troisième tamis et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire

Utile, pas précisément…

Et bien, dit Socrate, si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir et te conseille de l'oublier !

 

Le premier accord consiste à être intègre vis à vis de l'autre mais aussi par rapport à soi.

Ne te laisse pas déstabiliser par les paroles des autres ou par cette petite voix intérieure qui te dit que tu es nul.

 

2 ème  Accord toltèque : QUOI QU'IL ARRIVE NE JAMAIS EN FAIRE UNE AFFAIRE PERSONNELLE


D'où proviennent nos souffrances ?

Quand je prends les choses personnellement et que je pense être responsable de tout, alors je deviens une proie facile pour ceux qui veulent me faire culpabiliser.

Si l'autre me fait une réflexion et que je pense qu'il a raison, je deviens dépendant.  En particulier, j'attends de l'autre qu'il me fasse des compliments pour me sentir bien. De même, si l'autre est de mauvaise humeur et qu'il me fait une remarque sur mon apparence par exemple, il m'aura cassé le moral alors que je m'étais réveillé de bonne humeur.

Certaines choses peuvent être douloureuses mais il n'est pas nécessaire de s'y attacher.

De la même façon, je souffre quand l'autre ne répond pas à mes attentes. Je souffre quand j'ai besoin de me justifier, de tout expliquer  ou tout comprendre.  Je souffre quand je pense que l'autre va me rejeter  ou me juger.

Avoir des paroles intègres vis à vis de soi et des autres est le premier accord toltèque. Mais quand je réagis de façon personnelle, mon intégrité est également touchée. L'ego et moi ne font qu'un. J’ai l'impression que je  ne suis plus aussi important que je le voudrais. Mon besoin d'être reconnu n'est pas satisfait car je perçois les choses et les évènements comme s j’étais au centre. Je me demande pourquoi moi justement. Je pense que c'est dirigé contre toi, que j’en suis la cible.

Quand tu ne fais pas une affaire personnelle de ce que tu entends, tu te protèges de ce que les gens peuvent penser de toi. Les critiques cessent de prendre du pouvoir sur toi. Quand quelqu'un te dit une parole blessante, tu  peux te dire qu'elle le fait parce qu'elle a peur, mais quelque soit la raison qui la pousse à faire cette remarque blessante si tu n'y accorde pas d'importance cela ne t'atteint pas. Ce que dit l'autre lui appartient. C'est son histoire. Cela ne te concerne pas. En choisissant de ne pas t'y attarder tu te protège des critiques des autres. Ton bien être ne dépendra plus de ce que pensent les autres. Ta souffrance en est réduite.

Or, pour s'éloigner de la souffrance occasionnée par le fait de tout prendre ainsi de manière personnelle, il y a deux astuces. La première consiste à réagir de manière non personnelle et la seconde, à ne pas réagir du tout.

Rappelle-toi, pour prendre de la distance que chacun voit midi à sa porte.

"Les évènements sont neutres, nos réactions jamais". Nous ne voyons pas les choses comme elles sont, mais comme nous sommes.

D'où vient ce besoin de prendre les choses à coeur ?

c'est l'égo. L'egocentrisme. C'est la tendance inconsciente de se placer au centre du monde, à imaginer que les autres font les choses par rapport à nous. Or, chacun fait les choses par rapport à lui. Par exemple, un voleur n'a rien contre sa victime. Il vole pour combler sa pauvreté, mais il ne connaît pas la victime. Derrière l'egocentrisme comme toute émotion désagréable se cache un besoin à satisfaire. En l'occurrence pour l'égocentrisme il s'agit d'être important, d'être reconnu.

 

3ème Accord toltèque : NE PAS FAIRE DE SUPPOSITION


Les accords toltèques mettent en évidence l'importance pour apporter du bonheur dans sa vie, de  l'intégrité, de l'impersonnalité.  Je me protège de la souffrance quand je décide de ne pas subir les paroles et les réactions des autres, de ne pas faire de procès d'intention et de ne pas prêter de fausses intentions à autrui.

"Ne prends absolument rien comme allant de soi"

Carlos CASTANEDA

"Comme on a peur de demander des explications, on prête des intentions à autrui, on fait des suppositions que l'on croit vraie ; puis on défend ces suppositions et on donne tort  à l'autre"

Don Miguel RUIZ

"Là où le discours reste aux mots, la parole engage le corps"

Jacques LECOQ

 

4ème Accord toltèque : FAIRE TOUJOURS DE SON MIEUX


"N'essaye pas, fais ou ne fais pas"

Maître Yoda dans le film Star Wars

S'engager.

"Pardonner ce n'est pas oublier ni effacer, c'est renoncer selon le cas à punir ou à haïre et même parfois de juger".

André Comte-sponville

 

On se fait du tort quand on n’aime pas ce que l'on est. On se fait du tort même quand ce n'est qu'une partie de nous qu'on n’aime pas.

Faire de son mieux c'est faire taire notre juge intérieur.  Quand nous faisons de notre mieux, nous n'avons rien à nous reprocher. Faire de son mieux c'est être en action. Pas de prétexte pour ne pas agir car l'inaction c'est nier la vie. La vie est en mouvement. Tout ce qui vit bouge. Au début, c'est difficile d'appliquer les accords toltèques. Mais c'est la pratique, la répétition dans l'action qui amène à la maîtrise. Combien de fois un enfant tombe avant de finir par marcher avec aisance. Combien de fois doit on tomber de son vélo, se relever avant de le maîtriser.

C'est la pratique qui fait devenir maître.

Pour moi, l'enfer c'est être mal dans sa peau. L'enfer est sur terre quand je prends tout pour moi, quand je pense être née sous une mauvaise étoile. Quand je pense que l'autre est un bourreau et que j'en suis la victime ou quand je pense que les dés sont joués d'avance et que mon destin sombre est tout tracé.

Le bonheur, c'est quand je « suis ».

C'est :

– quand je vois du positif dans tout ce que je suis,

– quand je pense qu'il n'y a pas de hasard

– quand je pense que, quelque soit la difficulté je trouverai toujours une solution

– quand j'accepte le changement qui s'opère dans ma vie

– quand je pose des actes sans m'attacher aux habitudes

 

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout. N’hésite pas  à laisser des commentaires.

FacebookTwitterGoogle+Google GmailOutlook.comLinkedInViadeoPartager
changerlemonde